La beauté de l’Histoire, ce titre ironique

Aujourd’hui dans les Chroniques estoniennes, on va parler du livre La beauté de l’histoire, ou Ajaloo ilu en V.O., un livre de l’autrice Viivi Luik. Un titre ironique, considérant l’absence totale de chance des Estonien-nes en termes d’histoire nationale, et l’époque à laquelle se déroule le livre : j’avoue que j’ai du mal à voir la beauté du régime soviétique.

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Quand on lit la quatrième de couverture, l’histoire semble simple. En 1968, une femme estonienne, dont on ne connaît pas le nom, se rend à Riga afin de poser pour Lion, un sculpteur juif et letton ; iels tombent en amour, tandis que le Printemps de Prague est réprimé par l’Armée rouge. Une histoire d’amour sur fond d’événements historiques tragiques, ça semble être un lieu commun, ou du moins un thème vu et revu dans la littérature européenne. Mais ce livre a bien plus à offrir qu’une série de clichés.

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Les gens dans l’enveloppe, et les émotions qu’on y trouve

Ce qui est dur quand on lit, c’est d’arriver à arbitrer le temps et le plaisir.

Quand je lisais Les gens dans l’enveloppe, je ne voulais jamais m’arrêter : les yeux rivés sur la page, dévorant les mots sans intention d’abandonner une phrase en cours de route, il aurait fallu que le temps ne m’interrompe jamais, que ma vie s’arrête au profit de ma seule lecture.

Mais le souci que l’on rencontre à cet égard, c’est le fait de lire trop vite, et d’être alors parvenu-e trop rapidement à la fin, là où le livre nous abandonne, nous laisse sans accroche et sans filet pour aborder l’après.

Deux semaines après avoir fini ce livre, je reviens dessus, en espérant en avoir digéré l’essence ou l’essentiel.

Isabelle-Monnin-Les-Gens-dans-l-enveloppe-J.-C.-Lattes

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3 raisons de lire Bonjour tristesse plutôt que…

…la saga Harry Potter – encore. (je sais que c’est une valeur sûre, mais ensemble nous pouvons sortir de nos zones de confort !)

Bonjour gentil-le gente ! Dans cette nouvelle rubrique, je vais te faire des propositions de lecture. Je dirais même plus : de lecture de classiques. Je dirais même plus : de lecture de classiques d’auteurES. J’espère que l’idée t’enthousiasme autant que moi !

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Chroniques estoniennes : The Fencer

Depuis que j’ai décidé de passer mon année Erasmus en Estonie, une question revient tout le temps, dans la bouche des Français-es comme dans celle des Estonien-nes : pourquoi ce pays-là ? C’est vrai que ça peut paraître surprenant : pourquoi choisir de passer un an dans un pays qui compte 1.3 millions d’habitant-es, dont la langue est une des plus difficile à apprendre pour un-e francophone, et où, certes, il y a un été, mais en général on travaille ce jour-là ?

Le but de cette rubrique va donc être de vous expliquer pourquoi j’ai choisi, en toute connaissance de cause, de passer un an dans un pays où je suis forcée de porter une doudoune.

Et on va surtout y parler culture, parce que c’est en grande partie pour ça que je suis partie en Estonie. C’est ça qui m’y intéresse, et qui m’étonne chaque jour ici : le nombre de productions culturelles, films, livres pièces de théâtre… qu’un si petit pays est capable de créer. La richesse culturelle de l’Estonie est tout bonnement incroyable, c’est un pays immensément intéressant, et je vais tenter de vous en convaincre même si j’ai déjà du mal à en convaincre les Estonien-nes de mon âge.

Et on commence tout de suite avec un film récent, nominé aux Golden Globes, sur la liste finlandaise pour les Oscars, et vainqueur du prix du public au Festival du film d’Arras, en 2015.

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De la Joie dans les formes

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Credits (all pictures) : lemaedre

Prenez le hasard d’un chemin de campagne perdu sur la face d’une colline, au beau milieu des champs de vaches et des forêts d’arbres, quelque part dans l’Aveyron. Malgré le peu de présence humaine, vous seriez surpris-es par les drôles d’habitant-e-s, bien nombreux-ses elleux, qui peuplent la route de terre jusqu’à la maison de leur créateur, Pierre Prevost.

20151227_151622 Coucou !

Discret retraité, c’est souvent le hasard et le bouche-à-oreilles qui semblent vous permettre de le découvrir. Par le charme unique de ses créations et la joie qui s’en dégage, il fallait absolument l’accueillir dans le bosquet des gens gentils.
Profitant d’un mois de décembre chaleureux, ma famille s’est aventurée sur ce chemin et a eu la chance de le rencontrer au travail, pour une petite visite de son atelier.

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Les Rencontré-e-s #6

Le dernier mois avant le mois de Noël, aussi communément appelé « novembre », est un mois froid, où l’on commence à avoir envie de s’entasser sous la couette et de ne rien faire que de dormir et boire du chocolat chaud. Il faut dire aussi que ce mois-ci n’a pas été élu le mois le plus gai de l’année 2015, donc c’était pas « easy-peasy » de trouver le courage de sortir de chez soi pour rencontrer la culture.

Voilà comme ça.

Voilà comme ça.

Heureusement pour nous, la culture vient souvent à nous, même quand on ne veut pas sortir. Merci les nouvelles technologies ! On rend grâce à Internet de nous avoir apporté tout ce savoir à portée de main. Oui c’est du savoir. Même que Michel Serresil l’a dit : c’est une grande compétence de savoir trouver la culture grâce à internet.

Ce mois-ci dans les Rencontré-e-s : on se plonge dans l’enfance d’une petite fille dans la Pologne communiste des années 80, on apprend que toustes les génies de la musique n’ont pas eu une vie toute rose tout le temps, et enfin on découvre le son électro-pop d’un trio Londonien.

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La lecture à voix haute : un véritable art !

S A L U T   L E S   G E N T I L -LE-S   !

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Depuis septembre, j’ai un taff formidable, et j’avais envie de vous en parler. Je travaille pour Les Livreurs, une communauté de lecteurs-trices à voix haute qui organise des spectacles de lecture à voix haute. Ça paraît incongru au premier abord, mais je vous assure que c’est tout un art (c’est le cas de le dire). Leur ambition est, en un mot, de  faire connaître cette pratique artistique, pourtant reconnue dans la grande majorité des pays européens,  sur la scène culturelle française.

5344986-lonely-menagere-ou-femme-de-menage-de-danse-avec-son-balai-en-imaginant-qu-39-il-est-un-homme-compleQuand j’ai vu l’annonce de stage, j’ai tout de suite eu un coup de cœur, parce que j’adore lire à voix haute. Un de mes plus grands plaisirs est de trouver un-e ami-e acceptant de m’écouter lui lire un livre pendant toute une après-midi, pépouzes dans une prairie au soleil (bon, la prairie n’est pas obligatoire). Et, bien sûr, dans le train ou la voiture, ou pour accompagner l’après-midi ménage, un livre audio est toujours bienvenu. [L’image, c’est moi quand j’écoute Orgueils et préjugés et que je danse avec Darcy tout en lavant la SDB]

Le must, c’est qu’il existe même des cours de lecture à voix haute à l’Université Paris Sorbonne (Paris IV) le lundi soir, ouverts à tous !

Alors, une boîte pro spécialisée dans la lecture à voix haute, what’s the point ?!

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